Un étranger resté attardé sur la piste, Lettera Amorosa, Sur un blanc ruban de terre et d’encre

Trois textes, dans ce recueil, pour affirmer que l’amour dure « même au sein de la carcasse de cette bête dépecée que semble être l’humanité ». Une petite centaine de pages au papier doux comme de la peau. Trois gravures superbes (signées Vincent Ottiger), laissant apparaître, dans leurs plis, cette chair d’encre que façonne Jacques Roman
Un étranger resté attardé sur la piste, c’est un « ouvrier de la dernière solitude », placé dans l’ombre, qui décrit, décrit, décrit l’amour, ce « tourment d’en pouvoir », cette beauté terrible à déniaiser. Sous sa plume, un homme, poète funambule, épingle et murmure des photographies et des lettres d’amour adressées à un nom de craie, Falaise, comme si les mots seuls suffisaient à tracer et faire revivre les contours de l’être absent (« L’objet de l’amour ne saurait nous appartenir mais son éternité en nous [...]
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