Ces gestes en écho

Tracer, à travers des vers qui chutent comme blancs jupons, une âme de femme, un amour de femme, une vie de femme. Scruter, dans les gestes du quotidien, le « pourtour du soi » et « l’eau du poème/où se désaltérer ».
Laisser remonter l’enfance par salves, qui scrute la femme qu’on est devenue (« une déchirure / remonte à la surface / petite / sous l’escalier / elle se croyait à l’abri / de quoi ? »), et se réfugier dans la beauté du rêve (« de leur passage trop rapide / ils gardent des îles sous leurs paupières / des chants inaboutis » ), pour conjurer la fatigue, l’oubli et l’évanescence de ces espoirs passés.
Déployer, sans cesse, ce qui fait l’essence de l’être, à travers l’infime (« gestes morcelés », « l’odeur des paysages / chaque printemps / dans sa mémoire », la « lame des ténèbres sur la nuque »), à travers l’écho des pulsations du passé [...]
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